Archives de catégorie : Articles de fond

Non Seulement Francophone, Mais Francophile Aussi, dixit Ban Ki-moon

Discours de Ban Ki-moon à la réception pour la Francophonie, 22 Septembre 2016, New York

 Je suis très touché d’être avec vous ce soir – certes pour la dernière fois en tant que Secrétaire général. Mais nulle raison cependant de faire de cette soirée un moment tristounet ou mélancolique. Bien au contraire! Célébrons ce soir avec joie et fierté, la place privilégiée qu’occupe le français dans notre illustre organisation.

Comme vous le savez bien, je terminerai mon mandat à la fin du mois de décembre. Mais je compte sur votre indulgence pour me considérer plus tard membre émérite de la Francophonie! À ce propos, l’un des plus beaux compliments que l’on m’ait fait pendant mon mandat, c’était de me dire que je ne suis pas seulement francophone, mais francophile aussi.

Ban Ki-moon, Secrétaire Général des Nations Unies et Michaelle Jean , Secrétaire Générale de la Francophonie, 22 septembre 2016 à New York

Ban Ki-moon, Secrétaire Général des Nations Unies et Michaelle Jean , Secrétaire Générale de la Francophonie, 22 septembre 2016 à New York

C’est vrai. J’aime le français. Il suffit de demander à mon épouse. C’est en français que je lui murmure tout bas des mots doux… et c’est en français aussi que je lui réponds un peu plus fort quand elle me demande de ranger mes affaires! Dans les deux cas, même si elle ne comprend pas tout, elle me dit qu’elle trouve la musique de cette langue très harmonieuse.

Permettez-moi à ce stade de saluer ici la présence fort appréciée de Monsieur Jean Todt, mon Envoyé spécial pour la sécurité routière, et de Madame Michelle Yeoh, Ambassadrice de Bonne volonté du PNUD. Ils font tous deux un travail formidable. Prenez rien que leurs noms: «Jean» et «Michelle», voici deux noms francophones qui vont bien ensemble.

Revenons à présent aux francophiles que nous sommes tous ici présents ce soir. Francophiles… francophiles… Je me suis demandé en venant à cette soirée comment, par analogie, faire de nous – Onusiens – des «Onuphiles» – et je ne parle pas là d’une nouvelle agence de l’ONU pour la couture [ONU + fil] !

Non, je parle bien de ce qui nous rassemble tous à la base ce soir – notre amour pour l’ONU. Je me vois déjà proposer une nouvelle entrée dans le dictionnaire français Onuphile: qui aime l’ONU». Quand je dis que je souhaite ajouter cette nouvelle entrée dans le dictionnaire de la langue française, je suis sérieux. Tellement sérieux que je me suis renseigné sur la procédure pour y arriver. Et c’est là que j’ai fait une grande découverte: la langue française a connu un grand moment cette année en février avec la mise en œuvre de la réforme de l’orthographe française.

Cela m’a tellement intéressé que j’ai voulu ce soir – et en exclusivité pour vous, chers amis – m’inspirer de la réforme de l’orthographe française pour réformer l’ONU – si, si, vous avez bien entendu. On peut réformer l’ONU, et dans cette réforme, la francophonie – par la réforme de l’orthographe française – a beaucoup à nous apprendre. Je vais vous le prouver.

Commençons par le fameux accent circonflexe. La réforme de l’orthographe a fait perdre à certains mots de la langue française leur accent circonflexe. Oui, juste comme ça.
Comme par exemple les mots «coût» et «paraître» qui s’écriront désormais sans leur petit chapeau pourtant si joli.

Voilà un exemple qui devrait plaire à nos experts onusiens de la finance puisque nous ferons dorénavant l’économie des chapeaux dans nos couts (sans accent) et paraitront (sans accent) ainsi plus légers! De même – pour se servir d’un autre rescapé: l’accent circonflexe de «même», autre ingéniosité de la réforme de l’orthographe: l’écriture de certains mots a été «simplifiée» comme par exemple, nénuphar qui s’écrit maintenant avec un “f” à la fin au lieu de “ph” (nénufar).

Pour quoi ne pas se référer aux nombreux programmes de l’ONU en finissant le mot «programme» simplement par «pam» et non plus «amme». Sacrilège! Je me rends compte que je viens d’emprunter un mot anglais! Revenons vite à la réforme de la langue française avant que je ne sois maudit – qui, soit dit en passant, pourrait être simplifié par «mo» + «di »(«modi»)!

Trêve de plaisanterie, voyons enfin ce que deviennent les traits d’union dans la réforme de l’orthographe. Eh bien, dans certains cas, la réforme a décidé de les bannir. Comme dans porte-monnaie qui s’écrit maintenant portemonnaie sans trait d’union.

Imaginez un instant que l’on fasse quelque chose de similaire avec juste le titre de l’un de nos organes à l’ONU qui s’occupe de nos finances, justement notre portemonnaie: enlevez les espaces entre les mots qui composent l’acronyme du fameux «CCQAB» [ACABQ pour nos amis anglophones que je salue quand-même au passage], soit le Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires – imaginez tous ces mots attachés sans un espace entre eux, et vous verrez que tout le monde fuira pour de bon cet organe!

Siège des Nations Unies, New York

Siège des Nations Unies, New York

Et si les Nations-Unies qui s’écrivent quelques fois avec un trait d’union en français, le perdaient elles aussi le temps d’un instant, pour que les nations qui forment l’ONU se rapprochent entre elles? Alors, chers amis, au-delà de notre francophilie, nous aurons atteint notre pleine ONUphilie – marque suprême de notre amour et de notre respect à tous pour l’ONU.

À la Francophonie, à l’ONU et tous les ONUphiles!/-

Distinguer le Réfugié du Migrant Pour Mieux Partager les Responsabilités

Brazzaville, 22 Septembre 2016 – Le réfugié est tout individu qui a quitté son pays par crainte des persécutions dues à sa race, sa religion ou ses opinons politiques et ne peut y retourner  tant que ces conditions existent encore. Le migrant est une personne déplacée de son pays pour des raisons économiques.

C. M. Kouame, Représentant du HCR

C. M. Kouame, Représentant du HCR

Ce distinguo a été fait par M. Cyr Modeste Kouame, Représentant du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) à Brazzaville qui a échangé avec les journalistes  le 22 septembre dernier à la faveur du Sommet mondial sur les réfugiés et les migrants tenu le 19 Septembre dernier à New York. A ce sujet, il a souligné que la Déclaration adoptée par les 193 États membres des Nations Unies consacre la prévention des conflits et le partage des responsabilités face à l’augmentation du nombre des réfugiés et des personnes déplacées dans le monde.

La République du Congo accueille près de 55.000 réfugiés sous mandat de l’UNHCR. 28 900 viennent de la République Centrafricaine et bénéficient de l’assistance complète de l’UNHCR. Concernant les 14700 réfugiés de la République Démocratique du Congo, il est envisagé une concertation tripartite pour proposer le départ volontaire.  Quant aux 10273 réfugiés du Rwanda, la clause de cessation du statut de réfugié prendra effet au 31 décembre 2017 selon les conclusions de la tripartite Congo/Rwanda/UNHCR) tenue récemment à Brazzaville.

Face aux médias

Face aux médias

Pour M. Kouame, le rapatriement volontaire dans le pays d’origine constitue la première solution proposée aux réfugiés quand la situation dans leur pays d’origine est redevenue normale et que la clause de cessation du statut de réfugié entre e vigueur.  Ceux qui s’y refusent peuvent choisir la réinsertion dans le pays d’accueil ou  la réinstallation dans un pays tiers. Toutes ces procédures sont conduites de manière digne et honorable pour les réfugiés./-

71è Session de l’Assemblée Générale de l’ONU: Briefing sur l’Ordre du Jour

Le Directeur du Système des Nations Unies au Ministère des Affaires Etrangères

Le Directeur du Système des Nations Unies au Ministère des Affaires Etrangères

Brazzaville, 02 Septembre 2016 – L’ordre du jour et les enjeux et de la 71è session de l’Assemblée Générale des Nations Unies qui s’ouvre le 13 septembre prochain à New York a fait l’objet d’une rencontre d’information le 2 septembre 2016.

La prochaine session abordera la question de la mise en œuvre des Objectifs du Développement Durable (ODD) dont 2016 marque la première année. Le développement de l’Afrique, le maintien de la paix et de la sécurité internationales et la promotion des droits de l’homme, constituent, entre autres, les points inscrits à l’agenda de la session.

Invités au briefing

Invités au briefing

Initié par le Centre d’Information des Nations Unies, cet exercice, devenu une tradition, a été animé par le Directeur du Système des Nations Unies au Ministère des Affaires Etrangères. Ce dernier a dressé également une esquisse du bilan des travaux de la session en cours. Journalistes, membres de la société civile et étudiants ont activement pris part à cette activité marquée par un intéressant jeu de questions-réponses./-

354 millions de F CFA pour Assister les Populations dans le Pool

Restitution par la Ministre de l'Action Humanitaire.

Restitution par la Ministre de l’Action Humanitaire.

Brazzaville, 12 Juillet 2016 : 354 millions de F CFA (611 000 USD) sont nécessaires pour les besoins urgents des populations dans le Pool, tel est le principal résultat de la mission conjointe d’évaluation humanitaire dans cette zone présenté par le Ministère des Affaires Sociales, de l’Action Humanitaire et de la Solidarité et le Système des Nations Unies au Congo, le 12 juillet 2016.

Cette mission d’évaluation s’est déroulée du 7 au 11 juin 2016 pour évaluer les besoins des populations touchées par les opérations militaires qui se sont déroulées dans le département du Pool. Ces opérations sécuritaires ont occasionné une situation humanitaire localisée marquée par un mouvement des populations des zones ciblées vers d’autres localités du département du Pool ou hors de ce département. Ces populations ont abandonné derrière elles leurs moyens de subsistance et se retrouvent dans une situation de précarité qui nécessite une assistance humanitaire urgente.

Des mouvements ont été essentiellement signalés dans les districts de Kinkala (Soumouna), Mayama centre, Goma Tsé Tsé (Taba) et Vindza en direction des localités environnantes, de Brazzaville et de Pointe Noire. Les populations ont en grande majorité regagné leur domicile, sauf dans le village de Soumouna.

Invités à la cérémonie de restitution

Invités à la cérémonie de restitution

Les besoins en assistance humanitaire identifiés concernent 500 personnes du village de Soumouna encore déplacées et 1 200 personnes de Mayama retournées dans leurs habitations pillées ou détruites    ainsi que 170 ménages hôtes.  Les habitants ont besoin d’une aide urgente pour des articles ménagers essentiels, des kits dignité pour les femmes, des rations alimentaires, des habits pour les enfants et pour un appui à la reconstruction des maisons détruites ou endommagées. Il est urgent d’offrir du counseling pour les situations post-traumatiques aux personnes qui en ont besoin et de former les agents de santé pour la prise en charge psychologique des cas de violences basées sur le genre. La prévention des maladies dues aux mauvaises pratiques en matière d’eau,  d’hygiène et d’assainissement est aussi critique. Il est aussi nécessaire de préparer la prochaine rentrée scolaire de  renforcer les centres de santé concernés en personnel de santé et kits d’urgences.

A moyen terme, des missions de suivi seront nécessaires dans les secteurs tels que la santé, l’éducation, l’eau, hygiène et l’assainissement, etc, pour compléter les données et proposer des programmes afin de combler le déficit de développement qui accroit la fragilité des populations. Un effort important doit être réalisé au plus vite pour permettre aux habitants des villages touchés de reprendre dès que possible une vie normale, en sécurité et en paix./-

Combattre l’Idéologie du Génocide

Panel de la table ronde

Panel de la table ronde

Brazzaville 03 juin 2016 : Une table-ronde sur le thème « Combattre l’idéologie du génocide » a été organisée, le 3 juin 2016, à l’initiative du Centre d’Information des Nations Unies (UNIC Brazzaville) et de l’Ambassade du Rwanda en République du Congo comme suite à la Journée de Réflexion sur le Génocide au Rwanda,

Les communications suivantes ont été présentées: (1) – L’idéologie du génocide par M. Joachim Goma Thethet, Professeur d’Histoire, Université Marien Ngouabi, (2) – Les Nations Unies et la prévention du génocide par M. Anthony Ohemeng Boamah, Coordonnateur Résident des Nations Unies, (3) –

Projection de film

Projection de film

Justice et Réconciliation au Rwanda après le génocide  par SEM. Jean Baptiste Habyalimana, Ambassadeur du Rwanda, (4) – Expérience de la Commission Vérité et Réconciliation en Afrique du Sud par SEM Richard Baloyi, Ambassadeur d’Afrique du Sud.

 La projection d’un film sur le génocide au Rwanda a complété la série des communications lesquelles ont suscité un intéressant débat entre les 150 participants et le panel./-

Liberté de la Presse et Promotion des ODD

odd 16 journalistesBrazzaville, 06 Mai 2016 – « Liberté d’expression et promotion des Objectifs du Développement Durable (ODD)« , tel est le thème de la rencontre d’information et d’échange organisée pour marquer la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, le 6 Mai 2016 à UNIC Brazzaville.  Au terme du mot de son mot de bienvenue, Prosper Mihindou, Chargé de Bureau du Centre d’Information des Nations Unies et modérateur de la rencontre, a fait une lecture publique des messages du Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon et de la Directrice Générale de l’UNESCO, Irina Bokova.

Un reportage de la Télévision des Nations Unies intitulé  « Exploiter les rayons solaires » a été projeté pour montrer l’impact des ODD dans la vie des populations. Puis ont suivi successivement les communications suivantes: (1) Les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) par Mme Claude Angela Mabassy; (2) Impact de la diversité des expressions culturelles sur la promotion des Objectifs de Développement Durable (ODD), cas ODD 16 par M. Robert Ludovic Miyouna; (3) Bonnes pratiques de la production de contenus médiatiques sur l’environnement et les changements climatiques par M. Godefroy Yombi.  IMG_3689 Etait présente une soixantaine de personnes parmi lesquelles Mme Ana Santana, Représentante de l’UNESCO, des journalistes, des membres du Conseil Supérieur de la liberté de communication, des artistes et étudiants en journalisme.  Une interaction dynamique a marqué l’activité/-

 

Dialogues avec les Candidats au Poste de Secrétaire Général de l’ONU

20 avril 2016 – L’Organisation des Nations Unies a donné le coup d’envoi mardi à une procédure inédite dans son histoire avec des rencontres publiques entre l’Assemblée générale et chaque candidat au poste de Secrétaire général de l’ONU. « Pour la première fois dans les 70 ans d’histoire de cette Organisation, le processus pour sélectionner et nommer le prochain Secrétaire général est véritablement guidé par les principes de transparence et d’ouverture, et les dialogues que nous commençons aujourd’hui sont au cœur de ce changement », a déclaré le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Mogens Lykketoft, au début de ce processus.

« Alors que l’ONU doit faire face à des crises multiples et que l’Organisation doit affronter des questions fondamentales concernant son propre rôle et son fonctionnement, trouver le meilleur candidat possible pour succéder au Secrétaire général Ban Ki-moon est absolument crucial », a-t-il ajouté. Il y a huit candidats pour remplacer l’actuel Secrétaire général Ban Ki-moon dont le mandat expire le 31 décembre 2016.

Ces rencontres ont pris trois jours. Chaque candidat a eu deux heures au cours desquelles il a fait une présentation orale de sa candidature et répondu à des questions posées par les Etats membres et la société civile.

Les candidats, dont quatre hommes et quatre femmes, sont : M. Srgjan Kerim, de l’ex-République yougoslave de Macédoine, Mme Vesna Pusic, de la Croatie, M. Igor Luksic, du Monténégro, M. Danilo Türk, de la Slovénie, Mme Irina Bokova, de la Bulgarie, Mme Natalia Gherman, de la République de Moldavie, M. Antonio Guterres, du Portugal, et Mme Helen Clark, de la Nouvelle-Zélande.

Ces dialogues publics informels sont une nouveauté dans le processus de sélection du Secrétaire général, qui doit aboutir à la recommandation d’un candidat par le Conseil de sécurité de l’ONU. Jusqu’à présent, les huit précédents Secrétaires généraux que l’ONU a eus en 70 ans d’existence ont tous été sélectionnés par les 15 membres dans le cadre d’un processus relativement fermé. Les promoteurs de ces dialogues informels espèrent que cet exercice de transparence dans la sélection du prochain Secrétaire général influera sur la recommandation faite par le Conseil./-

Dialogues avec les Candidats au Poste de Secrétaire Général de l’ONU

 

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The General Assembly is holding informal dialogues on 12-14 April with eight candidates for the position of the next Secretary-General of the United Nations.  Vesna Pusic, First Deputy Prime Minister and Minister of Foreign and European Affairs of the Republic of Croatia, addresses Member States regarding his candidacy.

20 avril 2016 – L’Organisation des Nations Unies a donné le coup d’envoi mardi à une procédure inédite dans son histoire avec des rencontres publiques entre l’Assemblée générale et chaque candidat au poste de Secrétaire général de l’ONU.

 

Srgjan Kerim Yougoslavie

« Pour la première fois dans les 70 ans d’histoire de cette Organisation, le processus pour sélectionner et nommer le prochain Secrétaire général est véritablement guidé par les principes de transparence et d’ouverture, et les dialogues que nous commençons aujourd’hui sont au cœur de ce changement », a déclaré le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Mogens Lykketoft, au début de ce processus.Helen Clark

« Alors que l’ONU doit faire face à des crises multiples et que l’Organisation doit affronter des questions fondamentales concernant son propre rôle et son fonctionnement, trouver le meilleur candidat possible pour succéder au Secrétaire général Ban Ki-moon est absolument crucial », a-t-il ajouté.

Il y a huit candidats pour remplacer l’actuel Secrétaire général Ban Ki-moon dont le mandat expire le 31 décembre 2016.Vuk Jeremic Serbie

Ces rencontres ont pris trois jours. Chaque candidat a eu deux heures au cours desquelles il a fait une présentation orale de sa candidature et répondu à des questions posées par les Etats membres et la société civile.

Les candidats, dont quatre hommes et quatre femmes, sont : M. Srgjan Kerim, de l’ex-République yougoslave de Macédoine, Mme Vesna

 

Pusic, de la Croatie, M. Igor Luksic, du Monténégro, M. Danilo Türk, de la Slovénie, Mme Irina Bokova, de la Bulgarie, Mme Natalia Gherman, de la République de Moldavie, M. Antonio Guterres, du Portugal, et Mme Helen Clark, de la Nouvelle-Zélande.

Ces dialogues publics informels sont une nouveauté dans le processus de sélection du Secrétaire général, qui doit aboutir à la recommandation d’un candidat par le Conseil

 

de sécurité de l’ONU. Jusqu’à présent, les huit précédents Secrétaires généraux que l’ONU a eus en 70 ans d’existence ont tous été sélectionnés par les 15 membres dans le cadre d’un processus relativement fermé. Les promoteurs de ces dialogues informels espèrent que cet exercice de transparence dans la sélection du prochain Secrétaire général influera sur la recommandation faite par le Conseil./-

Stakeout

République du Congo : l’ONU s’inquiète d’informations alarmantes sur des violations des droits de l’homme

New York/Genève/Brazzaville, le 14 avril 2016 – Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est dit profondément préoccupé mercredi par les informations récentes selon lesquelles les opérations de sécurité menées par le gouvernement de la République du Congo dans la région du Pool auraient donné lieu à des attaques contre des cibles civiles et des déplacements de populations des zones touchées.Ban ki-moon 1

« Il est également préoccupé par les restrictions en matière d’accès à la région, qui empêchent de collecter et d’évaluer de manière adéquate la situation », a dit son porte-parole dans un communiqué de presse.

Le Secrétaire général a exhorté le gouvernement de la République du Congo à veiller à ce que les travailleurs humanitaires et autres acteurs concernés bénéficient d’un accès aux zones et aux populations affectées, et que les forces de sécurité agissent en conformité avec les obligations du pays en vertu des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

« Le Secrétaire général condamne tous les actes de violence. Il appelle toutes les parties à faire preuve de retenue et à engager un dialogue constructif et inclusif à la suite de l’élection présidentielle », a ajouté son porte-parole.

Ban Ki-moon a dépêché son Représentant spécial pour l’Afrique centrale et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, à Brazzaville pour consulter les autorités nationales et les autres parties prenantes afin de désamorcer les tensions.

Plus tôt mercredi, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, s’est également inquiété d’informations alarmantes sur des violations des droits de l’homme au sud de Brazzaville, la capitale de la République du Congo, quelques semaines après la réélection du Président Denis Sassou-Nguesso.

Ces rapports concernent « une opération de sécurité menée, semble-t-il, par le gouvernement dans une zone située dans le sud de Brazzaville et dénommée le Pool », a précisé M. Zeid dans un communiqué de presse.

Depuis les élections présidentielles du 20 mars, des rapports font état d’opérations de sécurité menées contre des chefs de l’opposition et leurs partisans, qui auraient attaqué un poste de police et certaines zones dans le sud de la capitale le 4 avril. Le gouvernement a annoncé que 17 personnes avaient péri lors de ces opérations militaires, dont trois membres des forces de sécurité, et que plusieurs autres personnes avaient été blessées, a précisé le Haut-Commissaire.

Des informations font également état d’arrestations massives et de cas de torture en détention, ainsi que du meurtre et du déplacement de personnes originaires du Pool. Ces rapports sont difficiles à vérifier en raison du manque d’accès à cette zone par des acteurs indépendants, a souligné M. Zeid.ZeidRights1

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a exhorté le gouvernement « à garantir que les acteurs humanitaires puissent avoir accès sans délai au Pool et que les forces de sécurité agissent en parfaite conformité avec les obligations de la République du Congo au regard du droit international des droits de l’homme ».

« Tout incident impliquant l’emploi de la force par les forces de sécurité, en particulier si elle a des conséquences mortelles, doit faire l’objet d’une enquête approfondie, rapide et impartiale. Aucune personne arrêtée et détenue ne devrait subir de mauvais traitement », a-t-il ajouté. « Par ailleurs, toute personne arrêtée et détenue devrait être soit inculpée et comparaître devant un juge, en accord avec les standards internationaux en matière de procédure régulière, soit être rapidement relâchée ».

M. Zeid a également exhorté le gouvernement, les responsables politiques et leurs partisans, « à s’efforcer de résoudre tous leurs différents de manière pacifique et dans le cadre de la loi, et à éviter tout recours à la violence dans l’exercice de leurs libertés d’expression, d’association et de rassemblement pacifique »./-

Combattre l’Idéologie Génocidaire

flame de l'espoir1Brazzaville, 8 avril 2016 – Conformément à la résolution A/RES/58/234 de l’Assemblée Générale des Nations Unies, la Journée Internationale de Réflexion sur le Génocide du Rwanda a eu lieu Jeudi 7 avril 2016 à Brazzaville à l’initiative de l’Ambassade du Rwanda en partenariat avec le Système des Nations Unies et le Gouvernement. A cette occasion, le Coordonnateur Résident des Nations Unies a délivré le message du Secrétaire Général des Nations Unies ci-dessous.

En 1994, plus de 800 000 personnes – en grande majorité des Tutsis, mais aussi des Hutus modérés, des Twa et d’autres – ont été systématiquement assassinées dans tout le Rwanda. En cette Journée internationale, nous nous souvenons de tous ceux qui ont trouvé la mort pendant le génocide et réaffirmons que nous sommes déterminés à empêcher que de telles atrocités ne se reproduisent, où que ce soit dans le monde.

Le courage des survivants, qui nous a montré que la réconciliation est possible même après une telle tragédie, doit être une source d’inspiration pour nous tous. Dans la région des Grands Lacs, qui fait toujours face à de graves menaces à la paix et à la sécurité, l’apaisement et la reconstruction demeurent des objets essentiels.

flame de l'espoir0Honorer les victimes du génocide au Rwanda, c’est aussi œuvrer en faveur de la justice et amener les responsables à répondre de leurs actes. Je félicite les États Membres de la région et au-delà de l’action qu’ils continuent de mener pour arrêter et transférer les derniers fugitifs et mettre fin à l’impunité. Le meilleur moyen de garantir que le génocide et les autres violations flagrantes du droit international et des droits de l’homme ne se reproduisent pas est de reconnaître notre responsabilité commune et de nous engager à unir nos forces pour protéger ceux qui sont menacés.

Le génocide n’est pas un événement ponctuel : c’est un processus qui se déroule dans le temps et qui se prépare. L’histoire a montré à plusieurs reprises qu’aucune région du monde n’est à l’abri. L’un des principaux signes précurseurs du génocide est la propagation, dans le débat public et les médias, de propos haineux visant tel ou tel groupe de population.

Cette année, le thème retenu pour la célébration de la Journée internationale est « Combattre l’idéologie génocidaire ». Il est indispensable que les gouvernements, l’appareil judiciaire et la société civile fassent preuve de fermeté face aux propos haineux et aux individus qui incitent à la division et à la violence. Si nous voulons bâtir des sociétés justes et pacifiques, nous devons promouvoir flame de l'espoir21l’inclusion, le dialogue et l’état de droit.

L’histoire du Rwanda nous livre un enseignement essentiel. Si la capacité de commettre les pires infamies est inhérente à toute société, il en va de même de vertus telles que la compréhension, la générosité et la réconciliation. Cultivons ces qualités, que nous partageons tous en tant qu’êtres humains, pour aider à faire en sorte que chacun puisse vivre dans la dignité et la sécurité./-