Pool: Nécessité de $ 20 Millions Pour Continuer l’Assistance Humanitaire

Brazzaville, le 23 juin 2017- Les Agences des Nations Unies en République du Congo ont besoin de 20.657.345 dollars afin de continuer à fournir une assistance humanitaire et sanitaire d’urgence dans les six prochains mois aux personnes déplacées dans le Département du Pool dont le nombre a été multiplié par 6 en moins d’un an, passant de 12 986 personnes en juin 2016 à 81 000 personnes en mai 2017. Cette aide permettra d’apporter une assistance alimentaire et nutritionnelle essentielle pour réduire le risque élevé de mortalité parmi les enfants. En effet, le taux de malnutrition aiguë global parmi les enfants déplacés de moins de 5 ans est de 17,3%, dépassant le seuil d’urgence de 15% établi par l’OMS, selon les résultats alarmants d’une enquête sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle menée auprès d’une partie des déplacés du Pool publiés le 23 juin à Brazzaville par le Ministère des Affaires Sociales, de l’Action Humanitaire et de la Solidarité (MASAHS), le Ministère de la Santé Publique (MSP) et le Système des Nations Unies (SNU). Les résultats montrent également que 51,3% des ménages déplacés dirigés par des hommes sont affectés par l’insécurité alimentaire contre 54,4% pour les ménages déplacés dirigés par des femmes. Les ménages déplacés font face à de grandes difficultés d’accès à la nourriture et aux besoins élémentaires de base de tout genre. Cette enquête sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle auprès d’une partie des déplacés du Pool a été organisée du 11 au 18 mai 2017 par le MASAHS, le MSP et le SNU avec l’appui de l’ONG CARITAS. Elle s’est déroulée dans certaines localités accessibles du Département du Pool ainsi que dans les localités du Département voisin de la Bouenza ayant accueilli les déplacés. Parmi les déplacés de la Bouenza qui n’ont pas encore reçu d’assistance humanitaire conséquente, ce taux atteint 20,4% contre 12,8% parmi les enfants déplacés du département du Pool qui ont bénéficié d’assistance humanitaire quand bien même limitée. Dans les zones non accessibles et qui n’ont pas encore fait l’objet d’une évaluation similaire, on peut craindre que la situation alimentaire et nutritionnelle soit encore plus difficile. Le nombre de personnes déplacées ne cesse de croître et leurs conditions de vie se dégradent davantage./-