354 millions de F CFA pour Assister les Populations dans le Pool

Restitution par la Ministre de l'Action Humanitaire.

Restitution par la Ministre de l’Action Humanitaire.

Brazzaville, 12 Juillet 2016 : 354 millions de F CFA (611 000 USD) sont nécessaires pour les besoins urgents des populations dans le Pool, tel est le principal résultat de la mission conjointe d’évaluation humanitaire dans cette zone présenté par le Ministère des Affaires Sociales, de l’Action Humanitaire et de la Solidarité et le Système des Nations Unies au Congo, le 12 juillet 2016.

Cette mission d’évaluation s’est déroulée du 7 au 11 juin 2016 pour évaluer les besoins des populations touchées par les opérations militaires qui se sont déroulées dans le département du Pool. Ces opérations sécuritaires ont occasionné une situation humanitaire localisée marquée par un mouvement des populations des zones ciblées vers d’autres localités du département du Pool ou hors de ce département. Ces populations ont abandonné derrière elles leurs moyens de subsistance et se retrouvent dans une situation de précarité qui nécessite une assistance humanitaire urgente.

Des mouvements ont été essentiellement signalés dans les districts de Kinkala (Soumouna), Mayama centre, Goma Tsé Tsé (Taba) et Vindza en direction des localités environnantes, de Brazzaville et de Pointe Noire. Les populations ont en grande majorité regagné leur domicile, sauf dans le village de Soumouna.

Invités à la cérémonie de restitution

Invités à la cérémonie de restitution

Les besoins en assistance humanitaire identifiés concernent 500 personnes du village de Soumouna encore déplacées et 1 200 personnes de Mayama retournées dans leurs habitations pillées ou détruites    ainsi que 170 ménages hôtes.  Les habitants ont besoin d’une aide urgente pour des articles ménagers essentiels, des kits dignité pour les femmes, des rations alimentaires, des habits pour les enfants et pour un appui à la reconstruction des maisons détruites ou endommagées. Il est urgent d’offrir du counseling pour les situations post-traumatiques aux personnes qui en ont besoin et de former les agents de santé pour la prise en charge psychologique des cas de violences basées sur le genre. La prévention des maladies dues aux mauvaises pratiques en matière d’eau,  d’hygiène et d’assainissement est aussi critique. Il est aussi nécessaire de préparer la prochaine rentrée scolaire de  renforcer les centres de santé concernés en personnel de santé et kits d’urgences.

A moyen terme, des missions de suivi seront nécessaires dans les secteurs tels que la santé, l’éducation, l’eau, hygiène et l’assainissement, etc, pour compléter les données et proposer des programmes afin de combler le déficit de développement qui accroit la fragilité des populations. Un effort important doit être réalisé au plus vite pour permettre aux habitants des villages touchés de reprendre dès que possible une vie normale, en sécurité et en paix./-